Mon enfant
J'ai bien reçu tes lettres et m'apprêtai à y répondre lorsque Jin est arrivé et a retardé mes élans. (...) Tu ne dois pas faire tout le temps ton autocritique, c'est inutile, abandonne-toi à tes inclinaisons naturelles, et voilà tout ; d'après ce que j'ai compris, les chaleurs torrides sont passées remplacées par la fraîcheur de l'automne. Ici, j'ai l'impression que l'automne est déjà là et que, sans tarder, lui succéderont l'hiver et le printemps...
Pour ce qui est du logement, je ne songe pas à déménager me trouvant plutôt bien à l'endroit où je vis actuellement.
(...) En ce qui concerne tes douleurs, tu devrais tout le temps leur parler ainsi : "Venez ! Peu importe que vous soyez nombreuses ou fortes, je vous prendrai toujours en charge ." Tu dois agir tel un brave qui affronte un duel, leur tenir tête, ne pas les appréhender, ne pas te sentir faible face à elles, ce serait honteux ! Le paroxysme d'une vie humaine c'est la mort, et en mourant, on atteint l'absolu. Mais voilà, pour accéder à cet "esprit de mort", il faut continuer à vivre..

Correspondance annotée entre Xiao Hong et Xiao Jun

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